Ce que j’ai appris

Capture d’écran 2014-04-08 à 15.27.29

Après 4 ans d’à peu près bons et plutôt loyaux services en tant que parent, on acquiert une sorte de sagesse pragmatique basée sur des expériences de vie au-delà du rationnel et de la fatigue.

Si les journées sont parfois bien longues, et les années bien courtes, en prenant le temps de se poser quelques instants on se rend compte que finalement, on a appris pas mal de trucs qu’aucun pédo-psy-expert-spécialiste-petite-enfance-qui-passe-à-la-télé n’a jamais dit.

Rien ne se crée rien ne se perd tout se transforme – tu ne gagnes pas plus, tu ne claques pas plus, tu dépenses tout en fringues enfants ou en couches et plus rien en resto-ciné.

Au moins une tache sur deux disparait si on la gratte un peu, d’autres nécessitent un léger pré-léchage.

Avant 3 ans, inutile de chercher des idées de cadeaux : chercher plutôt de jolis papiers pour emballer, c’est la seule chose qui les intéresse.

On peut faire un nombre incroyable de trucs avec une seule main ou un gamin accroché à sa jambe.

Il ne faut jamais ranger la réserve de PQ à moins de 2 mètres de la baignoire.

L’équilibre alimentaire d’un enfant se mesure sur une semaine. Ou un mois. Voire un an.

Toujours acheter un tube de dentifrice d’une couleur différente du tube de crème pour l’érythème fessier.

Les mini chaussettes disparaissent deux fois plus vite que les chaussettes adultes.

On peut avoir un générique de dessin anime débile dans la tête pendant plus de 20 jours.

Personne n’a vraiment besoin de bibelots cassables à la maison.

Tout a une place. Juste jamais là où on l’a rangé.

Le corps humain peut fonctionner après une nuit de 4 heures sur 34 cm de matelas.

S’arrêter pour regarder un escargot ou un caillou complètement fascinant ne met pas en retard pour toute la journée et ne fait pas perdre son boulot.

Il est toujours trop tard pour coucher un enfant.

Les parcs et autres aires de jeux sont des forums féminins IRL.

On dit bien plus de gros mots qu’on ne le pense. Putain.

« C’est comme ça, c’est la vie » est une réponse tout à fait acceptable au bout de la 342e question de la journée.

Parents-enfants: les vacances des uns sont rarement les vacances des autres.

Il n’y a rien de plus beau qu’un enfant qui rit. Sauf un enfant qui dort. Toute une nuit, dans son lit.

Parler de soi à la troisième personne n’est pas réservé aux stars mégalos.

C’est dans la salle d’attente du médecin que le risque d’attraper un microbe est le plus élevé.

Le temps est élastique. Les heures de sommeil sont plus courtes que les autres.

Il est possible de faire pipi la porte ouverte et en public sans rougir. Tout en racontant une histoire ou en refaisant un lacet.

On est capable d’acheter très cher un truc qui ne servira que quelques semaines, juste parce que « ça se fait ».

Les mots pipi, caca, prout et boudin sont des sources infinies de fous rires.

Quand les parents discutent entre eux, l’enfant est tantôt « ton enfant » ou « notre enfant » selon s’il a fait une connerie ou un truc super classe.

La force des liens familiaux est proportionnelle à la capacité de l’enfant à reconnaître les gens sur les photos.

Les limites de ta patience sont inversement proportionnelles au nombre de questions posées.

Les pires tornades ne sont pas forcément les plus grandes. Même en dessous d’un mètre, des dégâts irréversibles sont envisageables.

Le nombre de questions que soulève la vie quotidienne est supérieur au nombre de neurones en formation dans le cerveau d’un gamin.

Les conseils que tu ne demandes pas valent rarement la peine d’avoir été subis.

Il est possible d’apprendre une langue étrangère à l’âge adulte, et même de devenir bilingue en borborygmes enfantins.

Ne jamais donner de semoule à manger à un enfant qui tousse ou éternue.

Si ça peut s’ouvrir, se casser ou se répandre, ça s’ouvrira, se cassera ou se répandra. Infaillible.

On ne peut pas avoir à la fois une école gratuite et un cadeau de fête des mères acceptable.

Un parent discerne les cris et pleurs de son enfant de ceux des autres, ça lui évite de se lever pour rien de son banc au square.

La gravité augmente considérablement lorsque l’enfant t’appelle au tout petit matin et que tu es sous la couette.

Mettre un autocollant « bébé à bord » sur le pare-brise arrière n’a jamais empêché les mauvais conducteurs de vous coller au cul.

Même si t’es de mauvais poil, si ton enfant te tend un téléphone en plastique, tu décroches et tu donnes des nouvelles de la famille à Tata Elodie.

Vivement l’adolescence pour que je termine ma VAE philosophie contemporaine.

Publicités

5 réponses à “Ce que j’ai appris

  1. Pingback: Revue de web n°7 | Maman à Paris·

  2. je viens de me mettre à pleurer devant cet article! et oui on ne perd pas son boulot en admirant ce magnifique « scargo » accroché dans la cage d’escalier depuis 10 ans! Pauvre bonhomme que je bouscule parfois à cause du monde con des grands!!
    Tiphaine (de la discussion sur IG sur la douleur post opératoire)

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s