Quand c’est Papa…

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Oh, un Papa qui accompagne son fils au manège, c’est IN-CROY-ABLE !

Ah, la parité. L’égalité entre l’homme et la femme, et la version familiale : entre le père et la mère. Une ribambelle de psys qui s’aiment fort te parlent à toi, jeune parent, du rôle de « tiers séparateur » du père, de sa place, de celle de la mère, de fusion, d’autonomie, dans un joyeux mélange de tout et de n’importe quoi qui tente de justifier des honoraires assez fruités.

Mais la vérité, c’est qu’encore aujourd’hui, c’est la mère qui en a le plus sur les épaules. Quand un enfant est malade, la crèche appelle la mère. Quand un père veut prendre une journée pour le dit enfant malade, on le regarde avec des yeux qui hurlent « Euh… t’as pas une femme, toi ? », les congés parentaux sont pris le plus souvent par… la mère.

Sans compter nos mercredis qu’on se permet de garder pour nous, histoire de faire du shopping et d’aller boire des mojitos. Non ?

Bref, les Papas, ils ont quand même le beau rôle. Les mères reçoivent les exigences, les pères, l’indulgence. Parité, mes nichons, oui. Un père, c’est beau, un mélange savant de virilité et de tendresse qui fait craquer la ménagère de moins de 50 ans à la boulangerie du coin.

Quand c’est Maman qui fait, l’attente est grande – on lui laisse pas passer grand chose. Mais quand c’est Papa…

Si l’enfant est sapé comme un daltonien bourré dans sa période New Age, en 1994 : 

« Oh oui c’est coloré mais quand même c’est son Papa qui a pris le temps de l’habiller, en plus le body n’est pas à l’envers et finalement ces pois et ces carreaux se marient très bien. »

Alors que si c’était Maman… « Encore une qui est pas foutue de faire ses lessives en temps et en heure et qui prend son gamin pour un accessoire de mode, non mais vraiment, y a des baffes qui se perdent. »

Si l’enfant est enseveli sous quatre plaids polaires fluos au fond de sa poussette, au parc, dans le froid, un dimanche après-midi :

« Ce Papa qui brave le froid et sacrifie son après-midi pour aller au parc, et laisser son enfant s’aérer, c’est formidable ! On n’en fait pas beaucoup des Papas comme ça faut les soutenir ! En plus il a bien couvert le bébé, bravo. »

Alors que si c’était Maman… « Regarde-moi celle-là, elle veut le tuer son gamin ? Le gosse il va choper une pneumonie pesteuse à méningocoques et ce sera bien fait pour elle. Si, si, je l’ai vu sur Doctissimo, ça existe. »

Si l’enfant déjeune royalement d’un plat fumant de coquillettes au beurre et son méli mélo de jambon blanc :

« Oui bon d’accord, c’est simple, mais après tout les enfants, hein, ils aiment ça ! Et puis elles sont bien cuites en plus ces coquillettes, et le jambon, c’est bon, et même qu’il est bien coupé en tout petit morceaux. »

Alors que si c’était Maman… « En voilà une qui se fait vraiment pas chier ! Nouilles-jambon… et les fruits et légumes ? Encore une qui va rendre son gamin difficile et obèse à l’adolescence. »

Si l’enfant fait la sieste dans le lit parental, avec le parent :

« Ohhhh comme c’est mignon, le Papa et l’enfant qui dorment lovés l’un contre l’autre, c’est vraiment beau quand même, la paternité. De mon temps les hommes ne laissaient pas paraître leurs sentiments, c’est quand même bien pour l’enfant, tout cet amour. »

Alors que si c’était Maman… »Ah ces mères de nos jours elles font vraiment n’importe quoi au détriment de leur enfant, c’est incroyable, incapables de couper le cordon. Elles étouffent leur gamin, on frôle l’inceste ! »

Si l’enfant réussit à faire une tour de 3 cubes, et que le parent s’égosille d’amour-de gènes bien transmis-de future réussite sociale:

« Un Papa qui pleure et montre sa fierté, c’est beau, hein ? Les enfants se sentent vraiment valorisés, c’est incroyable. En plus il prend le temps de jouer avec lui, c’est important, tous ces parents scotchés à leur smartphone qui ne regardent même plus leurs enfants, c’est déprimant. »

Alors que si c’était Maman… « Tiens y a encore l’autre folle qui s’extasie pour 3 pauvres cubes. Quelle pauvre fille celle-là, si elle pense aider son gamin ! Elle l’étouffe oui ! Et puis cette pression pour qu’il réussisse, le pauvre il va finir sous Prozac avant le CP. »

Soyez chou, inversez « Papa » et « Maman » avant d’émettre un jugement, et si vous sentez que ça fait chelou, taisez-vous !

Dédicace à Baby Pop qui en a gros, elle aussi.

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11 réponses à “Quand c’est Papa…

  1. C’est tellement vrai! Nous, c’est monsieur qui reste à la maison, alors les commentaires….
    Il fait juste ce que font toutes les mères au foyer, quoi!
    (Mais quand même, il est trop mignon avec sa fille, mon namoureux!!!)

  2. Macmaman t es la meilleure, c est malheureusement tellement vrai!

  3. Si on veut sortir de ce système, il faudrait peut-être arrêter d’écrire des articles comme celui-là bourré de clichés…

    Et si on s’en fichait en vrai de ce que peuvent raconter les gens… Il faudrait arrêter d’être en quête perpétuelle de vouloir plaire à tout prix, assumez vos choix de vie, d’éducation et vous aurez la répartie nécessaire le jour où quelqu’un critiquera.

    Je n’ajouterai que deux choses :
    « Pour vivre heureux vivons cachés »
    et
    « Ne juge pas les gens tu ne sais pas par quoi ils sont passés »

    • 1. HUMOUR
      2. Je ne vois pas le rapport entre assumer ses choix et jouir de son audition et donc entendre ce qui se dit.
      3. Je t’invite à relire parce que vraiment, y a certainement des mots que tu n’as pas bien compris.
      4. Niveau répartie, merci, je me débrouille.
      5. Mes choix de vie sont exposés sur ce blog, je les revendique et j’en suis fière – je te fais un récap au cas où tu n’aies pas bien compris l’esprit du blog, hein.

  4. Absolument vrai !!! mon mari qui n’est quasi pas là c’est le roi du monde et moi la pauvre desperate housewives dépassée par ses 3 enfants !! pfffff

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