Révision des exigences à la baisse

Avant d’être mère, tu voulais la lune – normal, t’étais jeune, innocente, reposée. Ca rend optimiste une bonne nuit de sommeil. La maternité t’a en fait aidé, contre ton gré, soyons franches, à revoir tes priorités – même celles qui pimentaient un peu ta vie de nullipare.

Aujourd’hui tu es lucide – t’as démoulé un être parfaitement parfait de la tête aux pieds en passant par le nombril, il y a forcément un prix à payer.

Avant… Quand tu entrais dans la salle de bains, c’était pour au moins deux heures, seule avec ton intégrité corporelle et ton ventre plat. Le total combo bain moussant de pouffiasse-verre de vin frais-masque à l’argile de Guatemala-épilation complète était un rituel sacré.

Aujourd’hui, quand tu cours dans la salle de bain, c’est toujours pour t’y enfermer, mais surtout pour exfermer l’enfant, les cris, la bave, le vomi. Juste pour souffler 3 minutes, parfois tapie au fond du bac de douche en balançant ton corps replié d’avant en arrière. Parfois, tu allumes le sèche-cheveux (qui n’a guère plus d’utilité en soi depuis plusieurs mois) pour couvrir le bruit des petits ongles mal taillés qui grattent à la porte.

Avant… Tu prenais pour acquis que les toilettes, si c’est une toute petite pièce avec une porte et même un mignon verrou, c’est que c’est fait pour une seule personne à la fois. Une expérience banale mais intime, toi face à tes besoins naturels et au carrelage mural.

Aujourd’hui, tu voudrais juste une seule fois putain une seule petite fois pisser tranquille sans avoir un gamin qui tente de tirer la chasse d’eau alors que tu es encore assise sur la cuvette.Tu ne demandes même pas à ce que la porte soit fermée, hein, juste un périmètre de tranquillité de 2 mètres autour de toi. D’ailleurs, par habitude tu ne fermes plus jamais les portes des chiottes, même chez les amis – ce qui explique peut-être la diminution drastique du nombre des invitations à dîner. Au resto ou dans le TGV, tu as des sueurs froides : tu es devenue claustro.

Avant… Quand tu voulais bien manger, passer un bon moment convivial à table, c’était resto : avec apéro, entrée, plat, dessert, café, tu râlais un peu sur le serveur s’il n’apportait pas la carte assez vite, su le choix de la table trop au soleil ou trop dans le courant d’air, sur le choix de la nappe vraiment pas feng shui, bref, sur tout.

Aujourd’hui, tu voudrais juste avoir le temps de manger, chez toi, en pyjama même s’il faut, un plat principal, éventuellement  un dessert et boire un petit café sur la journée, et le tout à bonne température. Tu ne rêves même plus d’aller au restaurant, bien trop peur de la note finale, s’il faut ajouter à l’addition de base le coût de la baby-sitter ou de la moitié de la vaisselle de l’établissement que ton enfant aura cassé en tirant sur la nappe (toujours pas feng shui).

Avant… Dès le lundi matin 8h, coincée dans les transports en commun entre un jeune sourd fan de hip-hop et une inconditionnelle des parfums de supermarché, tu rêvais du samedi suivant qui allait bien finir par arriver et des deux grasses matinées qu’annonçaient forcément le weekend. Toute la semaine, la perspective d’un weekend de repos, de récupération, sans réveil, sans contraintes te faisait monter la larme à l’oeil.

Aujourd’hui, les lundis, mardi ou jeudi se succèdent et se ressemblent, 365 jours ouvrés par an. Au cours de la journée, tu te demandes plusieurs fois Attends, on est quel jour là ? et bien trop souvent Attends, j’allais faire quoi là ?Une seule explication : tu passes des nuits de merde, coupées, brisées, hachées, émincées et interrompues depuis trop longtemps. Le weekend n’annonce ni grasse matinée, ni repos, ni récupération – sauf si tu as prévu de profiter de ton samedi pour aller acheter un nouveau congélo.

Avant… Quand tu passais une soirée entre potes, il était tacitement établi que personne ne partirait se coucher comme une mamie rhinopharyngée avant au moins 2 heures du matin. Il fallait bien attendre cette heure fort matinale pour atteindre un état de pompettitude idéal.

Aujourd’hui, quand tu prends la folle initiative d’inviter des amis chez toi (s’il t’en reste), tu es déjà épuisée au moment où ils passent le seuil de ta maison. Forcément, tu as passé l’après-midi à ranger 547 lego qui trainaient sur le carrelage (tu en as 3 imprimés sous le pied) et essayé de concocter un dîner mangeable avec un enfant qui tire sur ton pantalon et tente de t’étrangler dans ton tablier. Vers 23 heures, tu commences à avoir des hallucinations, tu vois ta couette te faire coucou dans le coin de la pièce, tu es déjà complètement déchiré par le verre de cidre doux que tu as sauvagement avalé avec l’apéro Picard.

Avant… Ta chambre était le sanctuaire du sommeil parfait. Tout était ergonomiquement prévu pour que tu dormes royalement. Il te fallait au moins un super matelas absorbeur de mouvement à mémoire de formes anti-acarien fabriqué en France avec rembourrage en poil de bouc véritable pour espérer ne pas te réveiller trop ronchon le lendemain. Et je ne te parle même pas de l’oreiller à l’épaisseur mesurée au centimètre près pour épargner tes pauvres petites cervicales choupinettes. Et dans le noir complet, évidemment.

Aujourd’hui, tu peux dormir n’importe où, n’importe quand, n’importe comment. En boule dans le bac de douche pendant 3 minutes (la micro-sieste, c’est tendance), dans un fauteuil en skai craqué qui colle pas trop, à table pendant que tes invités nullipares entreprennent de devenir pompets, sur un strapontin de bus avec un chauffeur débutant… Même si on te fourrait des allumettes sous les paupières sous une lampe de dentiste, tu pourrais bien piquer un petit roupillon aigu. Pendant 4 jours.

Avant, quand tu sortais de chez toi, tu pensais d’abord à ta dignité physique. Pas question de mettre un pied dehors sans être correctement coiffée, maquillée et lavée. Tes fringues étaient toujours impeccables, pas froissées, parfois même tu les avais repassées. Pour de vrai, avec un fer chaud, et pas juste en appuyant très fort avec ta paume de main sur toute la longueur du tissu. Bref, tu ressemblais à une nulliparisienne potable.

Aujourd’hui, quand tu as le courage de sortir, ce qui implique le joyeux cérémonial changement de couche / habillage de l’enfant / course dans la maison pour lui enfiler une chaussure / course dans l’autre sens pour lui enfiler le manteau, tu te contentes de vérifier distraitement dans le miroir poussiéreux de l’entrée si tu n’aurais pas, par hasard, un reste de purée de carotte-panais sur la joue ou une trace de vomi sur le col. Les cheveux… le coiffé-décoiffé, c’est mode, non ? Et les cernes, ça fait ressortir tes yeux. Si, si.

Avant… Ton appart était bien rangé, bien propre, bien décoré avec tout plein de bibelots inutiles accumulés au fil des années. Table basse, vaisselle élégante, tapis propres et alcools à portée de main.

Aujourd’hui, ta maison est babyproofée, sécurisée, moche. Tout ce qui a vaguement un angle a été revendu sur le Bon Coin ou rangé au grenier, les bibelots sont tous en hauteur – enfin, tous… ceux qui n’auront pas déjà été cassés par des petites mains exploratrices collantes et potelées. Tu ne te risques plus à laisser vagabonder tes doigts entre les coussins du canapé de peur de toucher des bouts de madeleine fossilisés, ton tapis blanc cassé uni s’est magiquement transformé en tapis arlequin aux colorants naturels (tomate, fraise, carotte, brocoli écrasés). Quand tu rentres dans le hall d’expo d’un magasin de puériculture, tu te sens chez toi.

Avant… La vie était prévisible.
Aujourd’hui, qu’est-ce qu’on se marre. Et on dormira plus tard.

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43 réponses à “Révision des exigences à la baisse

  1. hmmm les colorants naturels ça marche aussi pour les vêtements, les murs, … toute la maison est repeinte avec goût jusqu’à environ 90 cm de hauteur. c’est de l’art brut

  2. là j’hésite entre bosser sur un projet à rendre pour vendredi (mais n’est-il pas déjà trop tard?), tenter de passer un coup de balai pour voir si vraiment, ce truc blanchâtre en-dessous de la chaise du nain, ce serait pas quand même une pâte d’il y a un mois ou deux qui se serait décollée de la tache de jus d’orange qui décore le carrelage depuis…oh, je sais plus, de toutes façons tout le monde s’en fout… ou alors une séance d’avachissement généralisé au fond de mon canapé…
    Sachant que là, j’en suis à 8 mois, donc il me reste en gros 4 toutes petites semaines avant d’avoir vraiment envie de mourir, mais sans avoir la force de mettre fin à mes jours…
    Un seul avantage: j’ai plus assez de neurones valides pour oser me demander comment je vais faire avec 2… Quelqu’un aurait un congélo professionnel à vendre? Même d’occase, je suis preneuse, surtout si il est bien insonorisé!

  3. Comme ça fait du bien de savoir qu’on n’est pas seule !!

    Je me suis reconnue, j’ai ris, et ça m’a aidé à relativiser. Merci ! (je te mettrai bien des cœurs mais je crains le coup de pelle)

    • Ma chère Yvette, vous venez là de toucher du doigt le fossé des générations des parents des années 80 et des parents des années 2000/2010.
      Nous sommes de plus en plus nombreuses à préférer respecter nos enfants plutôt que les dresser comme nous l’avons été. Même si c’est plus fatiguant. Tant pis, on se reposera quand on sera mamies.

      Pour ma part, je vérifierai dans une dizaine d’années, puisque j’ai commencé avant McMaman.
      Mais s’il y a une chose dont je suis sûre, c’est que dans 10 ans, je n’aurai pas besoin d’interpeller mes filles sur facebook pour savoir si elles sont traumatisées… 😉

      • Je connais la réponse de ma fille (allusion à FB) ; Il ne s’agit pas de dressage mais du respect des uns envers les autres. Certes il faut respecter ses enfants, mais les enfants doivent aussi respecter les parents, ce qui n’est plus souvent le cas !!! Ne serait-ce que lors des conversations : les parents s’interrompent pour écouter les petits chéris qui ne peuvent pas attendre la fin du dialogue des adultes.
        Quant à se reposer lorsque vous serez mamie n’y comptez pas, car là vous vous retrouverez à en avoir 4 ou 5 en garde en même temps, parfois plus ! (je parle en connaissance de cause) ,tout simplement parce que les cousins-cousines sont heureux de se retrouver tous ensembles… et la discipline qui leur est demandée ne les indispose pas puisqu’il demandent à revenir à chaque vacances !
        La plus jeune de mes petites-filles (4 ans) empêche ses parents de dormir en se réveillant plusieurs fois dans la nuit…. Bizarrement quand elle est chez moi, aucun souci ????? (pas besoin de verre d’eau, pas de cauchemar, plus de pipi dans les couches…..)

      • Je ne sais pas si je dois rire ou pleurer. Discipline quoi.
        DISCIPLINE putain.

      • moi, je crois que je n’ai pas besoin d’attendre 20ans pour avoir un début de réponse … j’ai 2 filles à qui, à mon goût, on (moi compris) ne dit pas suffisamment non. Du coup, lorsque l’on dit oui c’est normal, pas de réaction particulière mais quand on dit non, c’est la fin du monde !!! Du coup, elles ont tendances à être plus souvent mécontentes que contentes. Je me souviens, que de mon temps (pourtant pas si lointain), le non faisait parti de la règle du jeu, c’était comme ça tant pis et lorsque l’on avait droit au oui, c’était la joie ! Et je peux vous dire, que je pense vraiment me plier en 4 pour mes enfants (que j’aime et j’adore, donc pas de regrets) mais lorsque pour une fois je ne peux pas, elles comprennent pas. Donc je ne pense pas que tout céder rende vraiment la vie plus rose…

    • C’est marrant…mon père(69 ans cette année) tenait à peu près le même discours que vous…et il a vu mon frère agir avec son fils comme lui-même l’avait fait avec nous…et depuis,comme traumatisé,dès que je suis un peu trop stricte avec mes fils,il me le reproche direct!Comme quoi,la bonne vieille méthode d’avant,même les anciens en reviennent (à savoir que mon père est la fierté incarnée donc,pour qu’il en revienne et en public,ça tient carrément de l’exploit!!!)

      • Tout dépend du degré de « fermeté »… Mais il ne faut pas en arriver au degré de laxisme où il n’y a plus de respect !

    • Merci Madame pour votre solution à tous les problèmes! Bravo Madame, vous êtes une personne parfaite, une mère parfaite, une grand-mère parfaite, avec des préceptes parfaits, des valeurs parfaites, et vous avez donc des enfants et des petits-enfants parfaits tous très heureux! Mais une petite erreur s’est glissée dans toute cette perfection: le jugement… Bien plus que tout, j’ai appris en étant mère la tolérance, et j’en remercie mes trois enfants (pas parfaits du tout, seuls rois dans mon cœur)

  4. Je ne suis pas tout à fait d’accord avec « Quand tu rentres dans le hall d’expo d’un magasin de puériculture, tu te sens chez toi. » : le magasin de puériculture est souvent moins poussiéreux…

  5. Les toilettes c’est trop ça, je les laisse ouverts d’office chez les gens mtnt.
    Et je prie Dieu de pouvoir un jour changer mes serviettes hygiéniques SEULE sans avoir à ruser…

  6. M’dame Yvette
    Parce que être réveillé par un cauchemard, demandé un verre d’eau, faire pipi dans sa couche sont un manque de respect ?
    s’ils se comportent différemment chez vous c’est peut être parce qu’ils savent que vous serez sourde à leurs demandes … comme nous, ces petits êtres ont des craintes, des besoins, des envies ..vous ne pensez pas qu’il est plus traumatisant d’être ignorés par ceux qu’on aime ?
    être à l’écoute de nos enfants ne veut pas dire être laxiste …et se laisser monter sur la tête .. si on veut être respecter, faut aussi savoir les respecter !

  7. « le fossé des générations des parents des années 80 et des parents des années 2000/2010. » Certes. Mais pour moi, le plus gros des fossés, c’est de ne pas comprendre l’énorme différence entre « éducation non violente et accueil des émotions », et « laxisme et enfant-roi ». Il faudrait recentrer un peu les choses car il y a un grand n’importe quoi sur ce sujet. Les parents eux-mêmes confondent parfois les choses et pensant respecter leurs enfants, en viennent au laxisme-enfant roi blablabla…. YVETTE (et tous ceux qui ne connaissent pas l’ENV, la vraie.) : Respecter son enfant, respecter ses émotions, et lui permettre d’exister et de faire ses propres expériences n’empêche en rien le fait de poser des limites et de dégager une autorité qui va l’aider dans son accompagnement. Il ne faut pas tout mélanger.
    Quant au billet de Mcmaman qui retrace avec humour la réalité de la vie de maman….HUMOUR !!! C’est pas non plus des Chuky nos mômes !!! Bien que ça vient tout seul en surnom des fois, je sais pas pourquoi….!!

    Je me suis fendue la gueule sur ce billet il est excellent ! merci ! 🙂

  8. @ Cam
    6 mars 2012 à 14:38 #
    Je ne sais pas si je dois rire ou pleurer. Discipline quoi.
    DISCIPLINE putain.

    A mon avis vous devriez pleurer !

    « DISCIPLINE
    nom féminin (latin disciplina, éducation)

    – Branche de la connaissance pouvant donner matière à un enseignement ; matière : Les disciplines littéraires.
    – Ensemble de lois, d’obligations qui régissent une collectivité et destinées à y faire régner l’ordre ; règlement : Se plier à la discipline.
    – Aptitude de quelqu’un à obéir à ces règles : Élèves qui n’ont aucune discipline.
    – Obéissance, soumission aux règles que s’est données le groupe auquel on appartient : Il fait grève par discipline syndicale.
    – Règle de conduite que l’on s’impose, maîtrise de soi, sens du devoir : Il s’astreint à une discipline alimentaire très stricte. »

  9. Yvette et la sociologie de concierge … je généralise mon cas à tout le monde (« je parle en connaissance de cause » bandes de jeunes incultes !!).
    Nous n’avons pas toutes 20 ans sur cette page, certaines d’entre nous ont déjà des grands enfants qui, ô miracle, sont épanouis et respectueux de leurs prochains malgré l’absence de châtiments corporels (appelons un chat, un chat, une fessée est un châtiment corporel).
    La pauvre petite de 4 ans n’a probablement jamais connu la douceur des nuits auprès d’un adulte référent qui aurait comblé ses besoins viscéraux de sécurité. Elle se soumet chez mamie car elle n’a pas le choix. Bizarre, ça s’est passé exactement comme ça dans ma famille. L’ancienne génération (les anciennes même) refuse de reconnaître qu’elle a commis des erreurs. Ce n’est pourtant pas difficile de dire « oui j’ai élevé mes enfants de manière dure car je ne savais pas », mais l’ego prend le dessus.
    J’en connais tellement qui vont partir dans la tombe en refusant obstinément de reconnaître qu’ils ont été plus que durs, qu’ils ont transmis leur violence et que leur enfant se bat chaque jour pour briser ce cercle infernal avec ses propres enfants. Désolée McMaman, je m’égare alors que ton billet était si savoureux. Tu peux virer mon comm si tu veux.

  10. hum… je vous soupçonne d’avoir posé des caméras chez moi 😀

    Et aussi :
    Avant : j’avais des trucs à moi qui avaient une utilité et une utilisation, de décoration, certes…
    Maintenant : y a des « j’peux le prendre ce truc » ? qui deviennent des armes pour faire la guerre

    Avant : j’avais un canapé
    Maintenant : j’ai un bidule encombrant dont je veux me débarrasser puisqu’il sert de lance-fusée, de zone de pêche au requin, de refuge en cas d’attaque de gaz toxiques, de scène pour tous les spectacles, de mur d’escalade…

    Avant j’avais un lit, peinarde et des grasses mat’
    Maintenant : j’ai un trampoline

    Bon, aussi, avant j’avais pas de pshitt anti-monstres (et je ne savais pas que ça me manquait), ni de casse-croutes au chocolat dans la réserve (miam), et j’avais hâte de re-jouer aux légos (dans mon inconscient)…

  11. Hey, on est pas là pour entendre des trucs qu’on a entendu 20 fois autour de nous. Il ne s’agit pas de se faire bouffer par nos gosses mais de faire différemment parceque çà nous paraît naturel. On fait comme on l’entend et on ne décide pas toujours de comment vont réagir les enfants. Et même si ce n’est pas tout à fait ma situation que je retrouve dans cet article, bein je me suis vraiment bien marré (surtout la course pour mettre la chaussure ;-))

  12. Moi aussi je me retrouve dans cet article et ça me fait toujours marrer de lire des avant après… ça me rassure de ne pas être la seule!!! à avoir ce type de pensées.

  13. Encore du débat stérile…(madame Yvette…)
    m’enfin, reste que cet article est dément et trop vrai et qu’ça fait super du bien den rire !
    (on est pas a l’armée …)

  14. J’adore et j’ai ris presque jusqu’aux larmes devant mon ordi (mais pas trop fort, mini-Chouchou s’est endormi sur le canap’ derrière moi)
    Avant, je mettais 1h a choisir quelle paire de chaussures j’allais mettre, aujourd’hui je perds 1h à chercher la godasse de mon petit dernier … dans le bac à linge bien sûre !

    Sinon … Plutôt complètement d’accord avec Emmanuelle … Qu’ajouter ? … « C’est de l’humour Mamy ! » ^^

    • et re-fou rire avec le commentaire* de « drenka » 8 mars 2012 à 12:36#
      « 23H?? Pinaise elle se couche tard ta couette? La mienne elle passe me prendre a 21h30. »

  15. Yvette j’ai 30 et tout comme votre petite fille je ne réveillais pas ma grand mère pour un verre d’eau. Savez vous pourquoi ? pas une question d’être bien élevée ni de faire des caprices non, tout simplement parce que ma grand était très sévère et me faisait peur. C’est peut être pour ça tout simplement que votre petite fille ne bronche pas la nuit. Et ne vous méprenez pas, je n’insinue pas quelle ne vous aime pas, moi j adore ma grand mère. Néanmoins il ne faut pas nier cette réalité : elle était sévère voire un peu dure.
    Il faut aussi que vous sachiez que la plus part d’entre nous sait inculquer des règles aux enfant tout en respectant leur personnalité. Et qu’adorer nos gosses ne nous empêche pas de les punir quand ils font des bêtises et qu’à l’inverse les aimer n’inclue pas forcément de tout leur passer.

  16. J’en suis pas encore tout à fait là car mon fils n’a que 4 mois, mais je m’imagine très bien avec lui, dans quelques années… pour l’instant ce qui me parle le plus c’est l’épisode « salle de bain » !!! Trop fort ;o)
    PS : les enfants ont un comportement différent chez leurs parents et à l’extérieur, tout le monde le sait :o)

  17. Tellement vrai ! Oui il y a bien un avant, comme notre vie a changé… Mais je ne me plains pas car, ma fille n’ayant que 8 mois, je peux encore faire pipi tranquille, yeah !

    • Profite bien mamancaillou, moi ça fait quelques années que je ne peux plus, sauf au travail évidemment….

  18. Alors moi je coup de grâce c’est la couette qui fait coucou où j’en ai chialé de rire, mais encore une fois bravo mc maman ! l’ensemble est vraiment très très drole, on se reconnait plus ou moins mais dans tous les cas on imagine et cest tordant
    cest dommage qu’il y ait toujours des gens pour juger, bazar ! chacun fait comme il veut et comme il peut, cest le plus difficile des métiers que d’être parents et nous connaissons tous le plus important dans l’histoire 😉
    encore encore des posts comme celui là !!

  19. Merci. Maintenant quand je regarderai la traînée de ketchup sur le mur de la cuisine, j’essaierai de penser « décoration aux colorants naturels » plutôt que putain de traînée de ketchup sur le mur.

  20. « Aujourd’hui, qu’est-ce qu’on se marre. Et on dormira plus tard. »

    On ne peut plus vrai à la seconde où je termine la lecture de ce billet. Il est tard et je devrais être couchée mais ça m’a fait tellement de bien, je ne regrette pas d’être venue. J’ai pourtant essayé d’étouffer mon fou rire, en vain. J’ai ri aux larmes depuis le passage sur la couette jusqu’à à la fin!!!! Merci

    Bon, après c’est pas toujours facile d’en rire… il suffirait juste de pouvoir relativiser un peu!!!

    ps: et re-fou rire avec le commentaire* de « drenka » 8 mars 2012 à 12:36#
    « 23H?? Pinaise elle se couche tard ta couette? La mienne elle passe me prendre a 21h30. »

  21. Un vrai petit caviar pour nous mamans (et papas!) idem pour moi le fou rire alors que les loulous sont couchés (purée déjà 23h bientôt).
    Merci Mcmaman pour ce fabuleux compte rendu si drôle et pourtant si réel (en effet difficile d’imaginer que ce n’ai pas du vécu) je suis moi-même maman de 4 enfants, et « célibataireé j’ajouterai!!9a m’a fait rires mesdames de vous dire « punaise comment ça va être quand j’en aurait 2? Je vous rassure, ça change pas beaucoup de 1 …il faut juste réesussir à scinder son cerveau en + que 2 hémisphère pour concilier toutes ces vies + la vôtre et pour nombreuses d’entre vous, la vie de couple!!
    Alors bon courage à toutes, et bonne poilade de ce merveilleux avant/après

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