La charte de l’enfant hospitalisé : théorie et pratique

La « Charte de l’enfant hospitalisé », qui commence déjà à mettre de l’anti-rides, je ne la connaissais pas plus que ça avant la semaine dernière. C’est le genre de truc, avec le prix d’un enterrement ou le coût d’un accouchement, que tu n’apprends que quand tu y es confronté. Etonnamment, elle n’était pas affichée dans le service Pédiatrie Médicale où mon fils a passé 6 merveilleuses journées de bisounours chabada et confettis. Mais même sans l’avoir lue, je me doutais bien qu’on me prenait pour une conne (même avec 17 heures de sommeil en retard, j’ai du flair). Dans le service, ça sentait un peu trop l’orphelinat d’ex-URSS, avec ces lits à barreaux en fer, ces jouets cassés et la peinture écaillée. Limite je m’attendais à ce que mon fils partage sa chambre avec Princesse Sarah.

Et comme je ne suis qu’une connasse qui cherche esclandres et scandales, je l’ai lue la putain de Charte en rentrant chez moi. J’aurais bien ri si mon fils n’avait pas été cet « enfant hospitalisé » (car, oui, je suis comme tout le monde : j’aime mon enfant – ceux des autres je m’en fous un peu).

Je te propose donc une petite étude de texte qui te rappellera tes dimanches soirs d’années lycée (ou des interclasses pour les plus rebelles). Avec les textes officiels, faut toujours lire entre les lignes. Rapport à l’hypocrisie la diplomatie, tout ça. Alors lisons, et analysons. Sortez vos stylos rouges, vous avez 2 heures. Les calculatrices ne sont pas autorisées.

Un enfant hospitalisé a le droit d’avoir ses parents ou leur substitut auprès de lui jour et nuit, quel que soit son âge ou son état.

Très bien, j’en prends bonne note. Il faudra juste m’expliquer pourquoi McPapa et moi-même avons été virés de la pièce (qui ne mérite pas le nom de chambre) lors de la pose de la perfusion, qui dura plus de 30 minutes et qui en dit long sur les compétences techniques du personnel. Une demi heure à faire les 15 pas (le couloir est petit) devant la chambre où ton précieux est entre les mains de méchants ogres, c’est long. Surtout vers 6h du matin quand l’unique machine à jus de chaussette à 80 cts est en panne et que même pas on te propose un verre d’eau.

On encouragera les parents à rester auprès de leur enfant et on leur offrira pour cela toutes les facilités matérielles, sans que cela n’entraîne un supplément financier ou une perte de salaire.

D’accord. Sachant que j’ai passé une nuit sur une chaise pliante à 14€ chez Conforama, deux nuits dans un fauteuil en faux skaï qui colle, à l’assise déchirée et aux poignées qui te rappellent vaguement une chaise électrique en Oklahoma, puis 3 nuits royales sur un lit d’appoint, la tête sous le lavabo de la salle de bain avec vue sur les toilettes, je me demande si j’aurais dû gueuler un peu plus fort. Ou tapé un peu plus fort. Sachant que dès la deuxième nuit, le lit attendait patiemment qu’on lui dorme dessus, coincé dans la douche. Absurde ? Oh, quand même. « Sans supplément » : bah vas-y, essaie donc de me faire payer pour l’usure du mobilier, tiens, tu vas goûter l’inox de ma pelle.

On informera les parents sur les règles de vie et les modes de faire propres au service afin qu’ils participent activement aux soins de leur enfant.

Les règles de vie, tu les piges rapidement : les filles gueulent dans les couloirs, se détestent entre elles, et adorent par-dessus tout commencer une conversation passionnante sur leurs prochaines vacances la main appuyée sur la poignée de la porte de la chambre, histoire de te faire profiter un peu de leurs bons plans à la Grande Motte.

La participation active consiste à secouer le parent enfin endormi pour lui faire changer la couche de son chiard, alors que le chiard n’en a pas besoin, parce que c’est le protocole. Ceci ne concernant que les mères apparemment, le père de la petite locataire du lit d’à côté ayant pu ronfler en toute béatitude sans se bouger le cul pour changer, nourrir ou faire semblant d’aimer sa fille de toute la nuit.

Les enfants et leurs parents ont le droit de recevoir une information sur la maladie et les soins, adaptée à leur âge et leur compréhension, afin de participer aux décisions les concernant.

Des talents de tirage de vers du nez et de blocage de la porte sont en pratique nécessaires si tu souhaites en savoir plus sur la raison de ta présence en ces lieux. Mais attention, l’interne est fourbe et vil : il s’échappera avec un « j’ai une réunion staff et je reviens vous parler cet après-midi ». En réalité, tu ne le reverras au mieux que 3 jours plus tard.

On évitera tout examen ou traitement qui n’est pas indispensable. On essaiera de réduire au minimum les agressions physiques ou émotionnelles et la douleur.

J’en conclue donc que les 8 tentatives de perfusion des pieds et des mains de mon précieux par une stagiaire de 1ère année étaient IN-DIS-PEN-SABLES à son traitement. Quant à aller jusqu’à parler d’agression physique… je me tâte. N’oublie par contre jamais que même si tu vis 24/24 avec ton chiard depuis des mois et des mois, le personnel saura toujours mieux que toi s’il a mal ou non. Et que donc, si tu réclames un putain de suppo à la con, tu peux bien te brosser ou gueuler pendant 3 heures avant de l’obtenir si Gisèle, elle, pense que non, il n’a pas mal. Il râle, oui, mais c’est parce qu’il rate Téléfoot, c’est tout.

L’hôpital doit fournir aux enfants un environnement correspondant à leurs besoins physiques, affectifs et éducatifs, tant sur le plan de l’équipement que du personnel et de la sécurité.

Lire : n’oubliez pas d’apporter tous les jouets et livres de votre gamin sinon il tripotera un mobile épuisé ou un arche dépouillé (et plus vieux que vous), pendant tout son séjour. En décoration de chambre, pour promouvoir l’imagination des enfants, de grosses plaques de peinture écaillée (oh, un éléphant ! Un arbre ! Un visage !) ou de jolies petites constellations de traces de patafix. Classe. Même pas un connard de Tchoupi sur son pot ou dans son congélo, ou Gulli pour les hypnotiser.

L’équipe soignante doit être formée à répondre aux besoins psychologiques et émotionnels des enfants et de leur famille.

Mais bien sûr. Quand, au bout de 4 jours, les filles te retrouvent à chialer sur ta chaise pliante toujours à 14€, elles parviennent très rapidement à entendre une alarme à l’autre bout du couloir pour vite se barrer. « Ici, on s’occupe des enfants, pas des parents ». J’avais deviné. Dommage qu’on soit une équipe alors, mon fils et moi (rapport à mes nibards, tout ça).

L’équipe soignante doit être organisée de façon à assurer une continuité dans les soins donnés à chaque enfant.

Traduction : L’équipe soignante passe le plus clair de son temps à « faire les transmissions ». Tu sais pas ce qu’elles se transmettent, mais ça écrit fort fort sur les bouts de papier. Rien de bien intéressant apparemment vu que tu dois toujours tout rappeler, ne serait-ce que le sexe de ton enfant. Tu comprends jamais qui est qui, tu revois jamais 2 fois la même personne, mais tant que la perf’ est pas vide, pour elle, la continuité est assurée.

L’intimité de chaque enfant doit être respectée. Il doit être traité avec tact et compréhension en toute circonstance.

Quand on rentre dans sa chambre (partagée) toutes les 30 minutes pour, au choix, vérifier une perfusion, changer une poubelle, nous donner des étiquettes (j’en ai une très jolie collection), nous dire que le médecin va passer (un jour) ou juste pour gueuler « Alors, il dort ?? » (il dormait), qu’on ne me parle pas d’intimité. Déjà, le choix très intelligent de parquer 2 enfants dans une petite chambre pour laisser la grande chambre en face à un enfant seul, forcément, ça limite un peu l’intimité. Et l’intelligence.

* * *

Tout ça pour dire, lecteur, lectrice, amateur et amatrice de pelle et de gros mots, que toute connasse et gueularde que je suis, je me suis bien fait niquée par l’hôpital public. Qu’ils manquent de moyens, certes, je le conçois et le déplore, mais leur manque de respect, d’intelligence relationnelle et de volonté d’aider, aucun denier de l’Etat ne pourra rien y faire. La prochaine fois, pense à ton gamin, n’oublie pas ta pelle et ouvre ta gueule. Ca aura au moins le mérite de te défouler.

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41 réponses à “La charte de l’enfant hospitalisé : théorie et pratique

  1. En lisant cet article je regrette de ne pas t’avoir prêté ma chère barre à mine, je ne m’en sépare que rarement mais dans ce genre de grandes occasions je t’avoue que je fait des exceptions.
    Je connais cet hôpital pour y avoir fait quelques esclandres bien méritées.

    Quand on tombe sur une infirmière qui passe ses mâtinés (c’est pas une blague) à faire des prises de sang à la chaîne on s’attendrait presque à ce qu’elle maîtrise un peu les travaux d’aiguille. Que niet ! Les piqûres ça fait pas mal c’est bien connu (tout comme les coups de barre à mine dans les rotules).

    Le sens humain : ah oui, le tact aussi. Je les aime ces blouses blanches, avec leur manière de dire « ah oui au fait pendant que j’y pense c’est juste incurable et vous n’en avez plus pour longtemps alors je serais vous j’en profiterais ». Bien sur … attendez juste une seconde que j’affermisse ma prise sur ma barre à mine, j’aurais peur de vous rater.

    L’hôpital c’est aussi beau et agréable qu’un stalag de la grande époque. Heureusement qu’ils ont fait l’opération « pièces jaunes » … m’enfin j’arrête avant de dire des vacheries.

  2. J’ai mis cinq étoiles pour le ton et le style toujours aussi acerbe… Mais tu sais ce que je pense du fond… J’ai bien pensé à toi en tt cas, j’étais un peu beaucoup inquiète…
    J’espère que ta maman a été à la hauteur pr vous remonter un peu 🙂
    Je t’embrasse fort!

  3. on pourrait croire que pour faire ce genre de métier il faut un minimum d’humanité et de coeur. Mais en fait non. Toi en face tu n’es rien et tu ne sais rien. Eux savent…

    C’est tout simplement inacceptable. D’autant plus en pédiatrie…. 😦

    contente que vous soyez enfin bien chez vous!

  4. Justement je ne comprends pas, au vu de toutes les histoires merdiques que les gens et les mamans racontent, que ça ne gueule pas plus que ça. Qu’est-ce qu’on risque ?
    Je suis outrée par le manque de tact et de professionnalisme de personnes qui sont censées apporter du bien à d’autres personnes en souffrance. Des histoires de grand-mère déshydratée, de bébés en souffrance foetale car le doc n’a pas encore entamé sa garde, d’infirmière qui te hurle dessus à toi, jeune maman, parce que c’est pas du tout comme ça qu’on fait ignorante, de papi Parkinsonien qu’on laisse tremper dans sa pisse.
    Je connais même du personnel médical dégoûté de travailler dans ce milieu. Je pense que ça mérite d’être dénoncé haut et fort avec nom, prénom et adresse des coupables. On empêche bien d’exercer les médecins pratiquant l’euthanasie sur des personnes consentantes, pourquoi pas le faire avec ceux qui ne respectent pas la vie elle-même.

    • je pense qu’en milieu médical on se sent infantilisé… donc on n’ose pas discuter les protocoles…

    • J’ouvre une petite parenthèse mais en France ce sont les élites qui décident et pas le peuple : c’est pour cela que l’on interdit l’euthanasie et que l’on refuse de communiquer sur l’avancement de la maladie avec le patient (sous prétexte qu’il n’est pas à même de comprendre car il ne possède pas de formation médicale suffisante).
      Ces bien pensants ont décidés que l’hôpital était une comme une autre et qu’il fallait aller à la rentabilité et à la productivité. Donc pas de temps pour de l’humain ou du suivi personnalisé dans cette politique. En gros dans de nombreux CHU :on est plus des patients mais du bétail …

  5. Un grand merci pour ce post totalement véridique… qui tout en me réconfortant me panique quand même: je m’étais jusqu’ici remonté le moral en me disant que c’était juste l’hôpital auquel j’avais eu affaire qui couillait à ce point, et tu me prouves que non, en fait c’est une généralité dans les moindres détails…

    Nous on a eu droit aussi à la préparation de ma fille de 2 mois pour subir une fibroscopie au bloc alors que « ah ben on s’est trompés, c’est le petit garçon d’en face! ».
    Ou la séance de torture (3 infirmières à piquer toutes les veines possibles) de 45 minutes suivie d’une hémorragie, pour finalement revoir l’infirmière une demi heure après « on repique, on avait bêtement oublié de prendre un tube! Pourtant s’était écrit, on a vraiment la tête en l’air ».
    J’espère que ton précieux n’aura plus JAMAIS à y remettre les pieds, parce que même en se défoulant par l’écriture, par sure que ce soit possible de digérer vraiment toute la rage et la frustration que ce type de séjour nous fait accumuler.
    Ah et au fait, moi le lit de camp la tête dans les chiottes, je l’ai payé. 28 euros. La nuit.

  6. Ben voilà, j’ai été virée de la pièce plein de fois quand il fallait la perfuser à une semaine de vie. Mais par contre quand je voulais sortir quand ils lui posaient la sonde dans le nez, on m’a forcée à rester.

    La perf que personne n’arrive à poser, je connais aussi…La fille qui te dit « couchez vous sur elle pour qu’elle ne bouge pas », check!
    Les infirmières qui se détestent aussi.
    Celles qui gueulent parce que t’as pas noté « pipi+++ » dans leur putain de cahier, aussi.

  7. On voit tous petits nos parents obéir au personnel soignant, ca impressionne du coup la blouse blanche !
    Moi aussi quand mon premier était petit j’osais pas trop faire aller ma gueule… (mais c’est votre faute madame s’il pleure la mort à cause de son reflux, vous lui donnez trop à téter, 4 fois par 24 heures c’est bien assez !)
    Maintenant (après 4 hospitalisations de mes enfants) je suis blasée, j’ai entendu tellement de conneries que je n’hésite plus à les relever. Et en hôpital, jamais je lache le nain, essayes un peu de me mettre dehors pour voir !
    Y a que comme ca que tu peux protéger ton petit bout !

  8. Ouch !
    En fait, ça fait pas rire du tout, cet article.
    Ça fait mal au cœur à lire en pensant à ton petit bout et à vous la semaine dernière.
    Ça fait mal au cœur en pensant aussi aux 3 jours d’hospitalisation de ma fille de 11 mois, il y a 6 ans (déjà ! mais je n’ai RIEN oublié), où j’ai pas compris qu’on s’y reprenne à 3 fois (devant moi… si la 3ème fois avait échoué, je demandais à l’aux. d’aller chercher qn d’autre, j’allais exploser… ça doit être pour ça qu’ils demandent aux parents de sortir, maintenant…) pour installer la perfusion dans son bras, où j’ai jeté dehors la énième aux. qui venait prendre la température (à 23h) alors que mon bébé venait ENFIN de s’endormir et où j’ai failli tuer le chef de rayon (oops, de service) qui m’annonçait après une journée et une nuit horribles à vivre que non, on ne sortait pas ce matin. Et où j’ai pris la mesure de l’inefficacité de l’hôpital public, où le protocole a remplacé le bon sens et où « prendre soin » d’un bébé est le cadet de leurs soucis, du moment qu’ils le guérissent.
    Depuis, je pratique l’hôpital privé (c’est triste à dire, mais ça marche sinon mieux au moins, moins mal… et quand je m’y suis battue contre le protocole lorsque ma fille a été opérée des amygdales (il y a 3 ans), j’ai été (ô miracle) entendue)…
    Juste un truc positif sur cette expérience en hôpital public : c’est à cette occasion que j’ai vraiment appris à faire un lavage nasal efficace (et ça, ça sert beaucoup) 🙂

    • tout à fait d’accord avec toi, les protocoles ont complètement anesthésiés l’humanité et le respect dans les hôpitaux…j’ai choisit d’accoucher à la maison pour cette raison, pas moyen de faire respecter nos demandes à l’hosto sans avoir les « règlements » sous le nez toutes les 3 minutes……….merde alors!

  9. très bonne initiative de ta part, visiblement pas mal d’entre vous sont logées à la même enseigne question hospitalisation – je n’ai pas rencontré de tels soucis jusqu’à présent et je touche du bois.

    Je trouve que tu devrais aller plus loin dans ta démarche et pourquoi pas envoyer ton « coup de gueule » à la direction de l’hopital ?

  10. Ton témoignage fait mal…. et en lisant ceux des autres, ça fait vraiment peur car apparemment non, ce n’est pas seulement l’hopital d’Angers..
    Comment peut on faire ce metier, encore + en pediatrie, si on a meme pas envie de bien le pratiquer (humainement, je veux dire).
    Y’a franchement de quoi etre traumatisé.
    J’imagine meme pas dans quel etat tu devais etre.
    Quand on a voulu faire une prise de sang a Yanis pendant 20 min dans un labo et qu’elles n’y arrivaient pas pour au final me renvoyer dans un autre labo, j’etais deja en pleur alors toi…
    Bref.

    Vivement le prochain post + joyeux, emem si tu as bien raison de dénoncer ces problemes des hopitaux publics.

  11. Rien ne m’étonne.

    Ma fille a été hospitalisée à 3 mois pour une gastro.
    Je demande un premier biberon on me l’apporte brulant… Je dois donc la laisser hurler la mort 10 bonnes minutes le temps qu’il refroidisse.
    Le suivant je précise « ce n’est pas la peine de le chauffer ».
    On me l’apporte glacé !!
    Réponse : « bah oui mais on les prépare d’avance nous ; ils sont au frigo ».
    Non mais gastro et boisson trop froide ça ne les tilte pas eux ??? Et puis je voulais dire de ne pas chauffer et me le donner à température ambiante !

    J’en suis même venue à me demander si ce biberon n’était pas dans le frigo depuis de longues heures… Moi on m’a appris que les biberons de lait en poudre se périment en une heure…

    Résultat : j’ai envoyé le papa nous amener notre nécessaire.
    Bah oui par ce qu’en plus tu te tapes des réfléxions genre « bah faut savoir ce que vous voulez : chaud ou froid ! »

  12. Pingback: Et pendant ce temps-là… à la maison « Maxi best of McMaman·

  13. Il y a 6 ans quand TiBiscuit avait été hospitalisé 2 jours, ça c’était beaucoup mieux passé que cela pour nous :-/

    J’espère que tout va bien maintenant

  14. Le manque de communication en milieu médical, l’infantilisation, les décisions auxquelles nous, petites choses fragiles, ne sommes pas associées, les grands principes sensés nous sauver de nous-mêmes, les vérités cachées sous prétexte que d’autres sont trop faibles pour les encaisser, le manque d’empathie qui empêche de savoir qui est apte à encaisser quoi… Oui, j’ai vécu aussi, et ça m’a donné des envies de meurtre (parce qu’il faut sacrément se dominer pour arriver à ses fins, en plus, si tu gueules tu passes pour une hystéro et ça les conforte dans leur schéma).
    De temps en temps, je joue la carte « non mais vous pouvez y aller, je ne suis pas une flipette et en plus je suis docteur en bio donc je vais comprendre ce que vous me dites ». Ca marche parfois, si vous avez un peu de bagage scientifique vous pouvez tenter même si ce n’est pas vrai pour le diplôme ^^

    • Avec un chalumeau et des pinces au fer rouge on obtient aussi de bons résultats.
      Ceci étant la prochaine fois et si mes envies d’homicide avec actes de barbaries ne prennent pas le dessus, j’essaierais cette technique.

  15. Je compatis vraiment à ce que tu as vécu pendant ces 8 jours. Je me dis, que c’est vraiment pas de bol : il y a vraiment une équipe de merde dans ce service.

    Pour ma part, ma fille a été hospitalisé quelques fois dans des hôpitaux publics et privés (j’habite en région parisienne) et franchement je n’ai JAMAIS vécu ce type de mésaventure. Les équipes soignantes ont toujours été d’une très grande écoute, gentillesse, attention que ce soit envers ma fille et moi ; et toute mère sait l’angoisse que c’est d’avoir son enfant hospitalisé. Ma fille a aujourd’hui 12 ans. Elle a été hospitalisé une semaine à sa naissance, et en juillet dernier (entre autres) , et je peux te dire qu’elle a eu un cathéter veineux pour éviter d’avoir à la piquer chaque fois.
    Je suis TRES etonnée que cela ne se pratique pas systématiquement dans un service pédiatrique. Je me dis quand même que c’est pas de bol !!!!! Il n’y a que cet hôpital près de chez toi ?

    http://www.lepoint.fr/html/palmares/hopitaux/classement-pediatrie.php
    Alors, bien ou mal classé en 2010 ?

  16. c’est lamentable….. j’aime bcp ton article, pck malheureusement tu as raison… ça me rapelle la mat apres mon accouchement.. grossesse de reve, accouchement de rev, 5 jours de merde a pleurer du matina u soir et du soir au matin… des nanas pas d’accord entre elles, sans gene, qui te reveillent n’importe quand et surtout quand tout le monde dort enfin… enfin bref je hais les hopitaux!!!!

    J’aimerais bien avoir un numéro 2 bientot, mais c clair que j’arriverai 10 avant la fin, j’aurai bu mangé et j’aurai ma bouteille d’eau avec moi, je pondrai mon ptit chou et 2h apres, (delai minimum legal) je me casse!!!!

    Je te souhaite bon courage pour cette aventure..
    Bizooos ❤

  17. en vrai tu te la racontes, mais t’as un grand coeur de maman gâteau! pas encore vécu ce genre de péripéties, mais faut qu’il fasse gaffe les blouses blanches, tiger inside… quand tu deviens maman, tu deviens aussi lionne… contente que baby aille mieux!

  18. N’hésites pas à rédiger un rapport très détaillé des faits, et des manquements à la charte, et à l’envoyer au directeur de l’hôpital en question, en précisant que tu en fais parvenir une copie aux médias. Ca les stimule toujours, et ça passe bien mieux les nerfs que de broyer du noir dans son coin en se sentant impuissant.
    Je suis souvent à l’hôpital, mais j’ai passé l’âge où on a le droit d’avoir les parents jour et nuit,, et ça ne s’améliore pas , mais on finit par trouver des trucs… Chercher à comprendre rapidement les heures de fonctionnement/dysfonctionnement du service (à telle heure, y’a changement de personnel, ils passent 1h à échanger les infos des patients : c’est même pas la peine de tenter une approche à ce moment là sous peine de se faire vertement rembarrer), amener le maximum de chez soi, ne rien attendre d’eux, s’attendre à ne recevoir aucune info, demander son compte-rendu d’hospitalisation (oui c’est payant, et souvent blindé d’erreurs, mais au moins on apprend ce qu’ils ont fait, ou oublié de faire, et on peut le leur mettre sous le nez la fois suivante.).
    Courage à toutes les mamans en tout cas, c’est toujours dur, mais ne laissez pas le système vous bouffer, pour vous c’est un moment intense, pour eux c’est le quotidien…

  19. Merci Mcmaman! je vais faire lire ton article à ma mère qui lui fera comprendre pourquoi j’accouche à la maison!!

    • Pour compléter..tu « dénonces » l’hopital public! Figure-toi que nous avons choisi une clinique privée à Montpellier pour éviter justement les dérives que l’on croit monopole du service public, si jamais l’accouchement à domicile tournait mal…Et bien ma chère, c’est pire!!! c’est sale, pas de PQ (c’est vrai que quand on est enceinte on a pas envie de pisser) pas de savon (vi c’est connu l’hygiène en milieu hospitalier c’est du superflu!), et la peinture aussi s’écaille…quant au personnel, l’anesthesiste m’a foutu la trouille (on aurait dit le fils du comte Von brolock dans le Bal des Vampires) et s’il doit me toucher c’est pas la pelle que mon chéri prendra c’est le tracto pelle! La gynéco,elle, a commencé à faire son prélèvement alors que je n’étais pas encore allongée!! un truc de dingue..mais surtout, PERSONNE ne m’a posé cette vulgaire question: « Alors, 9 mois de grossesse, comment ca va? » C’est bête, mais le soin ne commence -t-il pas par cette vulgaire question qui étymologiquement était réservée au médecin du Roy qui demandait si sa majesté était allé à la selle…bref j’ai halluciné!!! parce qu’il faut pas oublier que là en plus, on paye!!!

      • Moi par contre la clinique était nickel, sauf pas de clim et un seul ventilo pourri alors qu’il y avait la canicule. A leur décharge, il faut chaud 1 semaine tous les 10 ans ici. Comme quoi… c’est comme les franchises le privé, t’as de tout…

  20. Pingback: Mère laitière à l’hôpital « Maxi best of McMaman·

  21. Merci merci merci
    Mon homme vient de le lire alors que je viens de balader le bonhomme et de laisser tout en plan sur le PC, c’est 1000 fois ce que l’on a vécu, nous ne sommes donc pas des dingos, pour notre gars, hospitalisé 7 fois.

    Les remarques stupides « ah bah il tête encore (bébé de 5 semaines )?! 8 fois par jour, vous devez y passer la journée ! » Qu’est ce que ça peut te foutre, salope !

    L’anesthésiste qui passe une heure à essayer de le piquer malgré ses hurlements, tout en face du joli poster sur la prise en charge de la douleur de l’enfant.
    Les mensonges des soignants, (« nan il a pas pleuré », tu parles, je l’entendais de l’étage du dessus) un examen médical invasif qui entraîne une septicémie, que j’apprends 3 mois, et 4 hospit’ plus tard. Faut dire, je peux pas comprendre, chui pharmacienne.

    On évitera tout examen qui n’est pas indispensable, arf, la cystographie a failli le tuer, il y a un an précisément, et vu le non respect des contre-indications, j’aurais pu (du ?) attaquer.

    Pour le respect, réveiller les mères toutes les heures, au motif de « vous dormez » ? On dormait, et là tu viens de me ruiner la nut, pouffiasse.

    Ou alors, la chambre partagée en permanence avec un gamin de 8 ans et ses 3 frères et soeur, parfait avec un bébé de 3 mois, nickel.

    L’infirmière, la même que celui du « il tête encore ??? » qui me demande lorsque je l’appelle parce que mon bébé semble douloureux, si je l’ai mal pris… Bien sur, bébé est perfusé, a une pyélonéphrite, mais s’il a mal, c’est nécessairement que je l’ai mal pris.

    Et les réflexions sur l’allaitement, au retour du bloc opératoire : « il a le droit de têter ? Est ce qu’on vous a autorisé ? On vous a laissé le faire ? Sinon faut pas … »
    Purée JE SAIS qu’il peut têter, parce que c’est son 2ème passage au bloc, parce que je me suis renseignée, ce n’est qd même pas le premier bébé allaité opéré !

    A 10 mois et demi, lorsque j’ai dit qu’il été allaité, l’infirmière m’a carrément demandé… »mais… Il mange ? » ET pourquoi parce que j’allaite il ne mangerait pas ?!
    L’aux de puér : « mais vous avez vos bibs ? » Oué c’est bien connu, y’a pas de bibs au CHU, et puis à cet age là il ne peut pas boire autrement.

    Bref un calvaire, à lire aussi dans un magazine que tu connais. Mon garçon va être opéré dans les mois qui viennent et je n’appréhende pas tant la douleur de mon fils que la connerie des soignants, et les réflexions à 2 balles sur l’allaitement.

  22. coucou macmaman
    ce soir j’ai décider de lire tout ton blog, mais merde fais en un livre, putain je l’achète tout de suite. la charte de l’enfant hospitalisé, je voulais le traduire en temps que parents hospitalisé, mais voila c fait et c exactement 100% ça, ce ressentit chez les parents mais le personnel est vraiment con, le protocole du service dit ça donc je fais ça, il connaisse mieux notre enfants, ba oui il l’éduque par télépathie. c pour ça que je déteste travaillait en pédiatrie, oui je suis aide soignante et crois moi aucune ne s’y connais en allaitement, aucune de mes collègues a allaiter, pour te dire, qu’elle info ont elleS eu a ce moment?
    J’espère que ton tchoupi va mieux, et moi aussi je suis sure que l’allaitement et les calinou de maman a fait plus d’effet que leur ttt. bonne nuit a bientot

  23. Gloups… C’était où ?
    En tant qu’ex infirmière…. Aucune envie d’y retourner, surtout après lecture d’un truc pareil !

  24. Et bien c’est vraiment partout pareil …
    ma fille de 4 mois à peine hospitalisée à l’hôpital d’enfant de Brabois (Nancy) pendant 5 jours pour bronchiolite, ben la même galère.
    On a attendu une chambre dans un couloir pendant 5 heures. J’allaitais ma fille mais ils l’ont sondé pour la nourrir. Quand j’ai voulu tirer mon lait ils m’ont filé un vieux truc de la guerre 14 à brancher sur le vide d’air (à se pendre ce truc ça fait horriblement mal, ça n’est pas adapté), j’ai pas réussi. Entre le stress et la douleur mission impossible. Du coup ma voisine de chambre qui a vu ma galère m’a prêté son Médéla … et là c’est le drame. les aux sont carrément venu lui conseiller de ne pas me le prêter, que ça n’était pas hygiénique etc ! Hygiénique mon cul ! ça les saoulait de tourner le bouton du micro ondes pour stériliser les embouts ^^. Elle ne s’est pas laissé faire et je la remercie encore. Ca a sauvé mon allaitement. Le pire c’est qu’une fois sondée ils ont voulu lui donner un biberon ! Heureusement que soit moi soit le papa on se relayait pour rester auprès d’elle. ET qd tu leur demandes : pourquoi vous voulez lui donner le bib alors que vous lui avez mis un tuyau jusqu’à l’estomac ils te regardent avec des gros yeux et te prennent pour une conne genre elle y connait rien !
    Le pire ben c’est la chaise de jardin pour dormir, parce que oui dans le service d’hospit (hopital d’enfant je le rappelle) ben y’a que 3 chambres au pôle mère enfant, et que pour la capacité d’accueil du service 12 lits y’a que 3 transats pour les parents qui veulent rester …la fameuse chaise de jardin, ben moi j’ai pas eu le droit de la laisser dans la chambre, je dormais dans le couloir, 12°, et il n’y avait plus de couvertures donc on m’a filé des draps de lit bébé en 90*120 super !
    J’espère que ces conditions vont s’améliorer, vives les pièces jaunes ^^

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  28. Alors autant sur les autres billets je souris je ris et j’en fait profiter mon homme autant là j’ai envie de pleurer (et j’en fais aussi profiter mon homme).
    P… Ça me révolte en temps que maman et en temps que soignante que des professionnels de santé soient aussi cons… Enfin ça me révolte mais ça ne me surprend pas tellement j’en croise des cons pareils. Et j’arrive pas à leur faire comprendre souvent même en gueulant. J’ai pas essayé la technique de la pelle, j’essayerai!

  29. Bonsoir! pour passer déjà bientôt le 5eme a l’hopital avec loulou, je dois juste dire que j’adore votre texte! il m’a bien fait rire! même si heureusement ce n’est pas autant comme sa ici! mais les similitudes…Merci pour ce super récit!

  30. je me retrouve totalement .. pour l’avoir vécu il y a quelque année . bien que j’avoue j’ai eu moins de patience et j’ai fini par craquer et promettre a l’interne ( celui ki se défile tjr) ke si j’avais pas une réponse dans les 5 minute je le jetait par la fenêtre …. au vu de mon ton de voix mes hurlement et peu etre aussi ke « papa » avait l’air terroriser par ma colère . il auras fallu moin de 2 minute pour obtenir ce ke je demandais . 🙂 malheureusement j’ai vecu cette situation dans plusieur hosto du coup je pense ke c la generaliter et l’inverse une exception

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