Comme une envie de gifle

Parfois, t’as envie de lever ta main, de brasser vite vite vite de l’air et d’interrompre sauvagement ton mouvement en travers de la gueule d’un connard. En tant que connasse professionnelle, je m’y connais. Fais moi confiance. Ces jours-ci, esprit de Noël oblige, j’ai envie de filer des roustes à tout plein de gens. Si tu te reconnais, évite mon burrough (wesh wesh) :

– Le gars qui a décidé de mettre une page « Huitième enfant » sur le livret de famille.

– Le gars qui me passe devant dans la queue alors que j’ai un énorme ventre : il est pressé, moi je suis en congé, après tout.

– Le gars que tu invites a une soirée, qui dit qu’il peut pas, et que tu vois connecté sur World of Warcraft le soir même, ou qu’un des invités appelle, l’air de rien, et qui le découvre chez lui à rien foutre sur son canapé.

– Le gars qui pile devant le passage piéton et qui me hurle dessus qu’il ne m’avait pas vu. L’excuse la plus minable du monde (et la plus dangereuse, en passant). Et qui t’insultes (de préférence : « salope ») quand tu ne le remercies pas de t’avoir vu à la dernière seconde, limite faudrait que tu lui fasses un bisou et un gros chèque pour ne pas avoir roulé sur ton gamin (dans une poussette fluo je tiens à préciser).

– Le gars qui fait le texte d’une pub pour un antalgique pour les douleurs de règles et qui juge bon de préciser « ne pas utiliser chez la femme enceinte » (va réviser ta biolo de 4e mec.)

– Le voisin qui fait de la flûte à bec (ou de la guitare. Mal.). A 3h du matin. En semaine. Et qui s’étonne « Ah, je vous dérange ? »

– Le médecin fin psychologue qui sort « Faut prendre sur vous, Madame » après une césarienne (simple exemple, hein, aucun rapport avec un événement ayant potentiellement eu lieu en juillet dernier).

– Le gars qui commande le dernier Muffin tout chocolat au Starbucks devant moi.

– Le gars qui oublie mon anniversaire mais s’offusque que je lui souhaite le sien avec 28 minutes de retard.

– Le gars qui te regarde patiemment ranger un carton d’archives et qui ne te dit qu’une fois le carton fermé qu’il a besoin du dossier tout tout tout tout en dessous (mais il voulait pas te déranger pendant que tu étais occupé).

– Le serveur qui te regarde même pas quand il daigne prendre ta commande. Je viens de Paris, mais quand même.

– Le vendeur qui baille/se cache/détourne le regard quand tu vas vers lui ou que tu lui poses une question.

– Le gars qui répond pas à mon Bonjour. Faut savoir que j’offre mes Bonjour avec moulte parcimonie (rapport à ma connassitude), et je supporte donc mal qu’on me sur-connassie de la sorte.

– Le gars qui te prend de haut : t’écoute encore ça comme musique ? Ouais moi je suis déjà passé à autre chose. Comme si la musique c’était des levels de jeux vidéo.

Bien sûr, je mets tout au masculin mais faut pas voir une quelconque amertume sexiste hein, je suis bien placée pour savoir que le clan des XX compte bon nombre de connasses.

Putain ça m’a donné envie de claquer quelques joues ce post… Joyeux Noël 🙂

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7 réponses à “Comme une envie de gifle

  1. j’ai besoin d’une baffeuse professionnelle pour mon connard d’informaticien avec qui je me suis engueulée la semaine derniere. Pas osé la gifle 😦

    • Ose ! Ose !
      Un coup de lasso avec la souris aussi c’est envisageable. Ou un lancer d’agrafeuse. Il faut se lâcher, sinon le stress te bouffera et tu seras tout énervée ! Je préfère me défouler au boulot que chez moi 🙂

  2. Ouh merci, ça fait du bien…
    Moi je donne des coups de balais au plafond pour faire taire mon voisin castra qui s’accompagne à la guitare… ça défoule presque autant que la claque que j’aimerais lui coller!

  3. Pingback: Les expressions à la con qui me donne envie de taper. Fort. « Maxi best of McMaman·

  4. Pingback: Zaz et Christophe sont dans un bateau… « Maxi best of McMaman·

  5. J’adore le coup de la musique et des levels ! C’est exactement ça et surtout à Paris je trouve (sans vouloir faire des clichés !). Ca s’applique d’ailleurs à beaucoup de choses : marque de vêtements ou accessoires, restos, destinations de vacances…

    • Aaah, moi c’est le « salope » après avoir manqué être aplatie comme une crêpe qui me parle…

      Le monsieur ne s’est pas arrêté parce qu’il nous a vus, moi et le gnome, non, c’est moi qui ai du piler… il n’a juste pas apprécié que je fasse un moulinet de sac à main trop près de son rétroviseur quand il est passé…

      Ce qui a donné à peu près ce dialogue :
      – Hé, j’tavais pas vue, espèce de salope !
      – Vous êtes conducteur, vous êtes supposé regarder où vous allez, connard !

      (Euh… et ensuite je me suis carapatée).

      Merci pour ces articles !

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